Il a beaucoup souffert Lucifer

Une proposition théâtrale dès 8 ans

Texte : Antonio Carmona
Mise en scène : Mélissa Zehner
Avec : Rémi Faure, Léa Ménahem, Lucile Tèche et Maurin Ollès ou Valentin Clerc en alternance
Création 2021

Dans cette histoire Lucifer n’est pas le diable. Dans cette histoire, Lucifer est un petit garçon. Un petit garçon de 10 ans baptisé Lucifer à l’école et martyrisé par tous. Surtout par son ancien meilleur ami : Gabriel. Humiliations, moqueries, violences, tous les coups sont permis pour faire vivre un enfer à Lucifer… D’autant que la nouvelle maîtresse de l’école est plus préoccupée par son reflet dans l’eau que par ce qu’il se passe dans la classe. Et si plutôt que de sortir les cornes, Lucifer préférait tenter de comprendre pourquoi son ancien ami lui voue autant de haine ? Car, après tout, c’est peut être Gabriel qui va mal ?

« Ma plus grande faute en ce bas monde
aura été de me mettre les doigts dans le nez. »
Lucifer, 10 ans, CM2 B, classe de Mme Mademoiselle

A propos du spectacle:
” Un spectacle ébouriffant par son humour, son énergie et ses messages.
Le sujet est intemporel et d’actualité, puisqu’il s’agit d’une déclinaison sur le thème du harcèlement, magnifiquement interprétée par des comédiens excellents, bourrés d’énergie et de talent.
La pièce, avec un humour toujours présent, reste d’un optimisme évident.
Les jeunes ont plébiscité la représentation.”
Le Dauphiné libéré – Serge Massé – Mars 2020

A propos du texte:

Télérama – Michel Abescat – octobre 2020
“Il a beaucoup souffert, Lucifer”, une pièce poétique sur le harcèlement à l’école.
Un enfant vit l’enfer dans la cour de l’école. Et en plus, son bourreau le surnomme Lucifer. Antonio Carmona n’accable pas, mais invite, dans ce drame nuancé, à réfléchir et à réagir.
Dans la cour de récréation, Lucifer vit l’enfer. «Sans-ami-fixe», il subit chaque jour les assauts de son ex-meilleur ami, Gabriel. Celui qui l’a surnommé «Lucifer» et en fait chaque jour la risée de l’école.
Et même de la maîtresse, Madame Mademoiselle, trop occupée de son image pour comprendre quoi que ce soit au film.
Et ainsi va cette pièce, en équilibre magique entre l’ombre et la lumière, le rire et les larmes. Difficile de résister au ressort de ce texte, à sa légèreté poétique, à ses jeux avec les mots, à son débordement d’images et de métaphores. Malgré la gravité de son sujet, le harcèlement scolaire, la violence de certaines de ses scènes et sa manière frontale de montrer la cruauté et la lâcheté des autres élèves, dont aucun ne s’interpose.
Mais la pièce n’accable pas. Bien au contraire. Elle invite à réfléchir et à réagir.
En particulier quand Lucifer comprend que c’est peut-être Gabriel qui va le plus mal…
Tous les personnages sont intéressants, par leurs nuances et leur complexité.
Mention spéciale à Madame Mademoiselle, navigant dans cet entre-deux, narcissique et joyeusement foldingue.
Antonio Carmona a un propos et un regard, son travail mérite l’attention. Et la lecture de sa pièce, fluide et enlevée, est abordable dès l’âge de ses héros, tous en CM2.”

La revue du Centre National de la Littérature pour la Jeunesse – Sybille Lesourd – décembre 2020
“Même s’il est question de harcèlement, on ne larmoiera pas dans cette pièce d’Antonio Carmona. On assistera, hilares, au numéro de « Madame Mademoiselle », maîtresse de CM2 plus soucieuse de son joli nombril que de ses jeunes élèves. On s’étonnera de la cruauté inventive de Gabriel, ancien meilleur ami du héros de la pièce, qui a su convaincre tout le monde de faire de ce dernier un souffre-douleur. Mais pourquoi, au fait ? A travers le regard de Lucifer, victime innocente et réfléchie, on avance pas à pas vers le déchiffrement d’une énigme : d’abord égarés par une histoire enfantine de doigt dans le nez, on découvrira que le harcèlement a pris racine, plus subtilement, dans une jalousie amoureuse inavouée.
Ainsi, sous des dehors loufoques, ce texte recèle une vraie profondeur psychologique.”

La revue Lecture – Aude Biren – décembre 2020.
“La voix du personnage relate ce qui lui arrive en alternant récit et dialogues théâtraux classiques. Le lecteur se retrouve ainsi témoin direct de ce que vit Lucifer. Mais un des grands intérêts de ce texte réside dans le fait d’aborder un sujet très sérieux avec toute la légèreté des enfants, voire avec humour. Rien de simpliste dans la psychologie des personnages : la grand­-mère est très fragile, l’institutrice a elle­-même des traumatismes et Gabriel, chef de file du harcèlement, semble profondément malheureux. […] Le ton humoristique, les situations réalistes mais surtout l’exposition de la mécanique des humiliations, de ses incidences comme de l’ineptie de son point de départ, sont tout à fait pertinents au collège. Si la fin peut sembler naïve, elle a le mérite de prôner une possible résolution grâce à la parole et laisse la porte ouverte à une transformation positive des harceleurs.”